GDSA 74 – Groupement de Défense Sanitaire Apicole de la Haute-Savoie La lettre de la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales – La Santé de l’Abeille – Février 2026

La lettre de la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales – La Santé de l’Abeille – Février 2026

Travail au rucher – Février
Le mois de février correspond à une période de transition biologique pour les colonies d’abeilles. Selon les régions et les conditions climatiques locales, la reprise de la ponte de la reine peut déjà être effective.

Toutefois, les épisodes de froid prolongé observés dans certaines zones peuvent avoir retardé ou limité ce début de ponte, maintenant les colonies dans une phase de consommation hivernale.À cette période, les interventions au rucher doivent rester très limitées. Les ouvertures de ruches sont à proscrire afin d’éviter tout refroidissement du couvain lorsqu’il est présent. L’évaluation de l’état des colonies repose principalement sur l’observation externe : activité éventuelle à l’entrée lors des journées douces, évacuation des abeilles mortes et vérification de l’intégrité du matériel.En cas de suspicion de manque de ressources, un apport de nourriture solide (candi) peut être envisagé, sans manipulation prolongée. Le nourrissement liquide reste déconseillé.

L’évaluation de l’infestation par Varroa destructor peut se faire en dénombrant les varroas morts sur un lange graissé, placé sous un fond grillagé, afin de disposer, dès le début de la saison apicole, d’une évaluation du niveau du parasitisme des colonies et de pouvoir planifier les interventions adaptées. Pour rappel, le nombre moyen de varroas qui tombent sur une durée de 7 jours, ne devrait pas dépasser 1 par jour.

Crédit Photo : Jean Riondet

Journée technique de METZ
La journée technique 2026 de la FNOSAD-LSA s’est tenue à Metz début janvier, réunissant apiculteurs, experts sanitaires et acteurs de la filière autour d’un programme dense et convivial. Au fil de la journée, les conférences se sont enchaînées, abordant aussi bien les enjeux sanitaires actuels que les pratiques apicoles de terrain, permettant à chacun de repartir avec des pistes concrètes pour améliorer le suivi de ses colonies.Les exposants, laboratoires, distributeurs de médicaments et fournisseurs de matériel apicole ont largement contribué à la richesse de cette rencontre en présentant leurs outils, innovations et services au bénéfice de la santé des abeilles.

Cette présence a offert aux participants de nombreux échanges techniques directement applicables dans les ruchers, ainsi qu’un temps privilégié pour découvrir ou redécouvrir l’offre des partenaires de la FNOSAD-LSA.Le GDSA de la Moselle, avec sa présidente Christelle Tassone, a joué un rôle important dans l’accueil et l’organisation locale, illustrant une fois encore la complémentarité entre structures sanitaires départementales et réseau national. La mobilisation des équipes du GDSA 57 a garanti une logistique fluide et un cadre chaleureux pour l’ensemble des intervenants et des apiculteurs présents.

Cette journée a aussi été l’occasion de rencontres marquantes entre plusieurs figures de la filière : Frank Aletru pour le Syndicat National d’Apiculture (SNA), Louis Pister pour la FNOSAD-LSA et Cédric Sourdeau pour la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) (de droite à gauche sur la photo). Leurs échanges avec les participants ont rappelé l’importance du travail collectif entre apiculteurs, associations et administration pour faire progresser la santé des colonies et la reconnaissance de l’apiculture.

Au-delà de leurs fonctions respectives, leur disponibilité pour écouter le terrain et répondre aux questions a été très appréciée par les apiculteurs présents.La FNOSAD-LSA tient à remercier chaleureusement tous les conférenciers pour la qualité et la clarté de leurs interventions, ainsi que les bénévoles qui ont œuvré en amont et le jour J pour faire de cette journée technique une réussite.

Enfin, un grand merci à l’ensemble des apicultrices et apiculteurs qui se sont déplacés jusqu’à Metz : leur participation active, leurs questions et leurs retours nourrissent directement les actions de notre réseau au service de la santé de l’abeille.

Crédit Photo Abéric Delamotte
Le frelon à pattes jaunes
C’est le moment de s’organiser pour lutter contre le frelon à pattes jaunes. Les futures fondatrices vont bientôt émerger de leur diapause et un piégeage bien mené et rigoureux apporte des résultats positifs sur la diminution du nombre de nids ainsi que sur les impacts pour les colonies. Ceci a été documenté dans le dernier numéro (n° 331) de notre revue La Santé de l’Abeille dont deux articles sont proposés en accès libre.  https://fnosadlsa.fr/fileadmin/LSA/331_LSA_Vespa_velutinapiegeage_des_fondatrices_au_printemps_Patrick_Paubel.pdfhttps://fnosadlsa.fr/fileadmin/LSA/331_LSA_Vespa_velutinacomparaison_entre_2_pieges_Remi_Brouard.pdf

Vous trouverez également sur notre site, la vidéo de l’intervention de Patrick Paubel, vétérinaire, référent frelon dans son département, qui a présenté lors de la journée technique de la Fnosad-LSA le 17 janvier dernier à Metz, un retour d’expérience concret sur la lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes dans le département de l’Ain, en abordant les actions mises en place, les résultats observés et les enseignements à retenir.

Ce retour d’expérience sur 10 ans de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes dans l’Ain est une ressource précieuse pour mieux comprendre les stratégies de lutte et alimenter la réflexion des acteurs de terrain.Cliquez ici pour la vidéo :  https://fnosad-lsa.fr/formations-fiches-pratiques/replay-video

Crédit Photo : Florentine Giraud