GDSA 74 – Groupement de Défense Sanitaire Apicole de la Haute-Savoie FNSOAD : L’activité apicole au mois d’avril : piloter la dynamique printanière

FNSOAD : L’activité apicole au mois d’avril : piloter la dynamique printanière

Le début du printemps 2026 s’inscrit dans la continuité d’un hiver particulièrement pluvieux à l’échelle nationale, avec des situations toutefois contrastées selon les régions. Cette humidité des milieux influence directement la dynamique des colonies et les conditions d’intervention au rucher.

En avril, la colonie entre dans une phase de croissance rapide. L’allongement des jours et les apports en nectar stimulent fortement la ponte, entraînant une extension du couvain. Cependant, l’alternance de périodes favorables et de séquences pluvieuses ou froides peut perturber les rentrées et créer des déséquilibres entre développement du couvain et ressources disponibles.

La vigilance sanitaire est à renforcer. Le développement du couvain favorise la multiplication de Varroa destructor, tandis que certaines maladies printanières peuvent s’exprimer plus facilement, comme la loque européenne, l’ascosphérose ou le couvain sacciforme.

La gestion de l’espace est déterminante et l’organisation des cadres doit permettre de maintenir une continuité de ponte et une bonne circulation des abeilles.

C’est également le moment de se préparer à faire des essaims artificiels qui vont permettre d’avoir de nouvelles colonies avec de jeunes reines.

Méthodologie proposée :

Dans une colonie forte prélever, avec des abeilles en veillant à ne pas emporter la reine :

  • un cadre de nourriture (miel pollen) avec ses abeilles
  • un cadre de couvain contenant des œufs avec ses abeilles
  • un cadre de couvain operculé avec ses abeilles.

Mettre l’ensemble dans une ruchette et la déplacer à 3 km, surveiller l’approvisionnement. Un mois après une jeune reine sera en ponte. Remplacer les trois cadres prélevés par des cadres avec de la cire gaufrée.

Nota : Cette pratique contribue également à la gestion sanitaire en participant à la diminution de la pression de Varroa destructor au sein de la colonie.

Crédit photo : Jean-Luc DELON